Parole de Prix Nobel

Le Clézio dénonce les mauvais traitements infligés aux migrants en France

Le prix Nobel de Littérature Jean-Marie Gustave Le Clézio se dit,  dans Le Journal du dimanche, “scandalisé” par les mauvais traitements infligés en France aux migrants, appelant le président français Emmanuel Macron a tenir “davantage” compte des défavorisés.

“Je reste scandalisé par la manière dont sont appliquées les directives du ministre de l’Intérieur” Gérard Collomb, déclare l’écrivain français. “Il préconise de la fermeté mais, sur le terrain, on est au-delà de la fermeté”, ajoute-t-il. “On continue à infliger de mauvais traitements à des gens sans défense”.

“Fermer ou ouvrir les frontières reste une question, mais une fois que les gens sont en France, il est inacceptable de mal les traiter”, ajoute-t-il.

Le prix Nobel de Littérature avait dénoncé, en janvier, dans une tribune publiée par l’hebdomadaire L’Obs “le tri” fait entre les migrants qui fuient leur pays pour des raisons politiques et ceux qui fuient la misère, y voyant “un déni d’humanité insupportable”.

Une politique migratoire également dénoncée par d’autres intellectuels français et des associations. Emmanuel Macron avait alors déclaré qu’il fallait “se garder des faux bons sentiments”.

“J’ai l’habitude d’être renvoyé à la naïveté car je suis traité de naïf depuis l’enfance”, explique-t-il. “Je ne suis pas naïf. Je vois simplement les choses différemment. Je préfère les artistes aux politiques. Mais je ne fuis pas la polémique et je tiens bon. Mon passé familial, mes origines bretonnes et mauriciennes, m’incitent à privilégier le partage. Donc, s’il le faut, je réécrirai une tribune contre les mauvais traitements infligés aux migrants”, prévient l’écrivain.

La feuille solidaire mai 2019

Bonjour à vous, soutiens, partenaires, sympathisants de l’accompagnement des Jeunes vers …. des lendemains meilleurs

Un point d’étape électronique, faute de présence physique, de grande fête où, avec le printemps, on se retrouve dehors -j’espère que ce n’est que partie remise-.
Nous avons démarré notre atelier ALPHA depuis le mois de janvier. Nous avons, depuis, reçu environ 40 jeunes.

Un peu plus de 20 de ces jeunes sont aujourd’hui dans des filières de formation
• 4 en dispositif Passerelle Electricité, pour un accès à un BREVET Electricité en apprentissage
✓ 3 → Badioula, Ibrahima, Mohamed sont aux Apprentis Auteuil de
Meudon. Ils sont actuellement dans la phase recherche de stage avec
perspective d’apprentissage en septembre.
✓ 1→ Youssouf est au CFA Delépine. Il débute la Passerelle cette
semaine. Il avait même démarré début avril au Collège de Clichy.
• 2 en dispositif Découverte, pour un accès à un CAP restauration collective :
Daouda et Soumayla
• 2 jeunes de moins de 16 ans sont scolarisés à l’Education Nationale en
classe UPEAA : Hanoun au collège d’Asnières, Mako au Collège de Boulogne.
• 1 → Mahamadou va démarrer un parcours Alpha à La Fraternité de St
Gratien
• 10 sont à l’EDI (Espace Dynamique d’Insertion) Levallois : avec des ateliers
linguistique, recherche métier, citoyenneté, sport…
✓ 1 → Ibrahima Sory est bien avancé dans son parcours CFA / Employeur pour un CAP Service en Salle
✓ 3 →Alfred, Salimou, Raphaêl en recherche d’apprentissage dans les métiers du Bâtiment et de la Couverture
✓ 1→ Balla doit être prochainement reçu pour un RV d’inscription
✓ 5 → Sory, Alpha, Bakary, Ibrahim, Ousmane sont en train de construire leur projet
• Un jeune, Hamza a accepté le transfert dans un autre département : à la
clef, il lui était présenté un accès à une filière de formation

La plupart des jeunes ont participé à des portes ouvertes
sur les formations en apprentissage.
Par ailleurs, quelques uns ont été « transférés » par le
Département 92 à deux Associations :
o Le Lien Yvelinois
o OAA – Apprentis Auteuil -Marcel Van.

Nous sommes en lien avec les référents de ces structures pour assurer la
meilleure continuité aux projets engagés avec ces jeunes. Leur quotidien immédiat s’en trouve amélioré : automatisation et organisation pour carte navigo, frais de nourriture et d’hygiène, à terme hébergement dans des appartements partagés

Merci à chacun et à tous les bénévoles autour du Centre 72.
Nous avons créé du lien et suscité des solidarités . Cela va se poursuivre. On va réfléchir, s’adapter, évoluer en fonction des propositions, enseignements.

La feuille solidaire de février

Bonjour à tous les adhérents et sympathisants ! Nous avons des bonnes nouvelles !

2 clichés de la semaine pour vous faire partager le sillon que nous traçons avec les jeunes que nous accompagnons ; son tracé vous y contribuez en nous apportant appui et moyens

Un cours au Centre 72

Cette activité d’atelier langue, alphabétisation, mise à niveau, citoyenneté a démarré début janvier. Ils étaient 15 apprenants inscrits au premier jour. Ils sont aujourd’hui 14 (le 15ème a donné son accord pour  partir sur un autre département).

Il y a la structure d’appui : une équipe de 4 enseignants fixes, 2 suiveurs-remplaçants. Et aussi… Antoine jeune étudiant qui participe ponctuellement ; d’autres renforts s’annoncent : Chiaria…

Séance de constitution des dossiers pour la Passerelle Electricité

Badioula, Ibrahima, Mohamed ont été reçus vendredi pour inscription : ils sont intégrés dans la Passerelle Electricité par OAA – Apprentis Auteuil Lycée Saint Philippe – Meudon. Ils commencent lundi prochain : passerelle de 5 mois pour préparer l’entrée en apprentissage en septembre vers Brevet professionnel.

La solidarité : avec vous, entr’eux, entr’eux et nous, nous la tissons au jour le jour.

Merci de vos soutiens.

APPEL à LA SOLIDARITE – Trop de mineurs isolés étrangers dorment à la rue

APPEL A LA SOLIDARITE

TROP DE MINEURS ISOLES ETRANGERS DORMENT A LA RUE… IL FAUT AGIR !

Ils.elles ont risqué leur vie en traversant la Méditerranée, l’Italie ou l’Espagne et sont arrivés jusqu’en Ile-de-France. D’autres ont traversé l’Europe d’est en ouest, en provenance d’Afghanistan ou du Pakistan…

Ils ont ton âge, 15, 16, 17 ans et la loi impose à l’Aide sociale à l’enfance, service du département des Hauts-de-Seine, de les mettre à l’abri sans délai et de les prendre en charge au titre de la protection de l’enfance parce que ce sont des mineurs et qu’ils sont isolés sur le territoire français.

Pourtant le département des Hauts-de-Seine multiplie les obstacles et ne respecte pas les droits de ces mineurs, qui doivent vivre et dormir dans la rue pendant de nombreuses semaines.

C’est là qu’intervient RESF pour les aider à écrire au juge des enfants afin qu’ils soient mis à l’abri, pris en charge et scolarisés au plus vite.

→ organiser une collecte de vêtements, de couvertures/couettes et de produits d’hygiène pour les distribuer à ces mineurs qui sont dépourvus de tout, dorment dans des gares ou dans des parkings et ne mangent que quand ils le peuvent.

→ signer et partager la pétition en ligne pour demander le respect des droits des mineurs isolés étrangers et leur mise à l’abri sans délai, comme la loi le prévoit : https://www.change.org/p/respecter-les-droits-des-mineurs-isoles-etrangers

SOYONS SOLIDAIRES et EXIGEONS

LE RESPECT DES DROITS

Pour tout contact pour s’organiser – Mail : collectif.resf.mie.92@gmail.com                                                                  Facebook : https://www.facebook.com/CODEFMIE92                               Instagram : Collectif RESF MIE 92 (@collectifresfmie)                                  Tweeter :  Collectif RESF MIE 92 (@MieResf)

Portrait de Moustapha

Je me dis que tout est possible quand on croit. Je suis toujours en apprentissage.

Quand on se  donne à fond c’est impossible de ne pas  réussir  dans ce qu’on a envie de faire

Pour aider le projet d’Arouna

Arouna est arrivé en France en novembre 2016. Il était âgé de 17 ans.  Il a mené sa scolarité avec beaucoup de sérieux et d’investissement. Il a eu de très bons résultats scolaires sans aucun fléchissement tout au long de ces  2 années. En juin il a passé son CAP de fabrication menuiserie Mobilier et Agencement qu’il a obtenu avec 16.5 de moyenne.

Arouna n’a pas été pris en charge par l’ Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Il a fait une demande de contrat jeune majeur qui est restée sans réponse. Pour son hébergement et sa nourriture, il dépend des personnes autour de lui.

Son projet pour la prochaine rentrée est d’entrer en apprentissage pour y faire une spécialisation Menuisier Installation. Il a trouvé un employeur. Les démarches sont en cours pour qu’il obtienne les autorisations nécessaires. Un budget de 500€ l’aidera à mener à bien cette dernière étape -participation à sa nourriture, au paiement de son pass navigo- dans l’attente de son prochain salaire d’apprenti

Vous pouvez contribuer sur le site HELLO ASSO en indiquant que c’est pour le projet d’Arouna

Une proposition de loi pour protéger les jeunes majeurs qui sortent de l’aide sociale à l’enfance

“Nous ne voulons plus  de sorties sèches pour les jeunes qui sont confiés à la protection de l’enfance. Le jour de leur majorité, ils se trouvent brutalement privés du soutien de la collectivité. On leur demande 

d’être autonomes à 18 ans alors qu’ils sont les plus vulnérables, sans réseau et sans familles”

“Le jour de leur 18 ans, on  leur enjoint de trouver un emploi, un logement… il y a là une véritable maltraitance institutionnelle”

Une proposition de loi vise à protéger jusqu’à 25 ans les jeunes majeurs qui sortent de l’aide sociale à l’enfance.

Défenseur des DROITS

Interpelé sur  les difficultés rencontrées par les mineurs non accompagnés devenus majeurs dans le département des Hauts de Seine.

…. et notamment le fait que le département met fin à la prise en charge des jeunes dès le jour de leur majorité sans respecter les dispositions de la loi du 14 mars 2016 relatives à la préparation à l’autonomie.

le Défenseur des Droits rappelle sa mobilisation auprès de l’Etat Français

-cf décision du Défenseur des droits MDE 2016-052 et MDE 20166-183

Pour toute situation portant atteinte à l’intérêt et aux droits des jeunes, saisir le Défenseur des droits via le site internet

http://www.defenseursdesdroits.fr/fr/saisir-le defenseur-des-droits

Interlocuteur : Natahalie LEQUEUX – 01.53.29.58.60   – nathalie.lequeux@defenseurdesdroits.fr

Defenseur des droits_SJE92-562213-073118

 

Notre propositon : charte ASE

Projet de Charte de la prise en charge des mineurs isolés étrangers

par l’Aide sociale à l’enfance des Hauts-de-Seine

Objectifs :

  • permettre aux personnels de l’ASE des Hauts-de-Seine de disposer des moyens pour un accueil décent et une prise en charge efficace des MIE dans le département.
  • harmoniser les pratiques qui actuellement peuvent être très variables selon les STASE.
  • respecter mieux qu’aujourd’hui les dispositions prévues par la loi et la jurisprudence pour la prise en charge des mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers.

→ Une évaluation harmonisée et conforme à la réglementation

  • Tout entretien d’évaluation doit avoir lieu dans une langue connue et maîtrisée par le mineur.
  • Le mineur doit être informé des objectifs et des enjeux de l’évaluation et des droits dont il dispose tout au long de la procédure.
  • Les personnels chargés de l’évaluation doivent avoir la formation pluridisciplinaire
  • La présomption d’authenticité des documents d’état-civil doit être la règle (article 47 du Code civil) et la remise en cause des actes de naissance ne peut se fonder que sur des éléments objectifs et explicites.
  • L’exigence d’une démarche d’authentification des actes de naissance par les autorités consulaires doit être proscrite puisqu’elle n’est pas accessible à des mineurs sans représentant légal en France.

→ Des besoins fondamentaux qui doivent être mieux pris en compte

  • Accès à la santé : un bilan de santé (somatique et psychique) complet doit être systématiquement réalisé pour tout mineur pris en charge et un suivi doit être mis en place.
  • Accès à un hébergement décent: les hôtels dans lesquels sont placés les mineurs doivent répondre aux exigences légales en matière de salubrité (chambre, literie et mobilier en bon état et propres ; chauffage en état de fonctionnement).
  • Accès à l’hygiène : tout mineur doit être doté de vêtements décents dès le début de sa prise en charge et doit bénéficier de produits d’hygiène tout au long de sa prise en charge.

→ Les premières étapes de l’insertion sociale du jeune

  • La couverture maladie: une demande de CMU doit être faite dans les meilleurs délais pour tout mineur pris en charge.
  • La mobilité : le mineur doit bénéficier, dès son placement à l’hôtel, d’un passe Navigo lui permettant de se déplacer sans obstacle (en attendant le bénéfice du tarif Solidarité Transport, il doit bénéficier d’au moins 10 tickets de transport par semaine).
  • L’apprentissage du français: en attendant sa scolarisation, le mineur doit pouvoir bénéficier de cours de français (accessibles dans de nombreuses associations).
  • La scolarisation : le mineur doit pouvoir entamer sans tarder les démarches au CIO en vue de sa scolarisation et une fois qu’il a obtenu une affectation, son inscription et son entrée au collège ou au lycée doivent être effectives sans délai.

→ L’accès au contrat jeune majeur pour aller vers l’autonomie

  • Un an avant la majorité du jeune, un entretien spécifique d’accompagnement vers l’autonomie doit avoir lieu afin de définir les perspectives au-delà de la majorité.
  • La prise en charge d’un jeune majeur ne doit pas être interrompue avant la fin d’une année scolaire et doit lui permettre d’aller jusqu’à l’obtention d’une qualification professionnelle pour lui permettre d’entrer dans les meilleures conditions possibles sur le marché du travail.
  • En cas de perspective de fin de la prise en charge d’un jeune majeur, une orientation vers une structure d’hébergement (CHRS, FJT…) doit être proposée.

http://www.hauts-de-seine.fr/votre-collectivite/les-decisions-de-lassemblee-departementale/les-retransmissions-des-seances-publiques-en-video/

 

 

 

Rapport du conseil économique et social accablant

Le rapport du Conseil Economique et Social constate que, le jour de leurs 18 ans, 30% de ces jeunes sont mis à la rue en “sortie sèche”.

“C’est une mesure brutale, un gâchis éducatif et économique alors que l’on a investi pendant des années dans leur éducation et que la grande majorité des jeunes décohabitent de chez leurs parents vers 23 ans et s’insèrent dans le marché du travail bien après 25 ans.” 

“LAide sociale à l’enfance nous lâche à 18 ans au moment où on est en pleine reconstruction. Et quand, à 18 ans on bénéficie d’un contrat jeune majeur, on n’a aucun droit à l’erreur… Heureusement j’avais le soutien total de mon référent ASE, mais ce n’est pas courant comme j’ai pu le constater dans de nombreux cas”Témoignage Anne Solène, placée en foyer de 15 à 21 ans. Aujourd’hui  éducatrice spécialisée.