Billet du jour : Mohamed vient d’apprendre que sa demande de nationalité française est acceptée.

Bonjour à tous. C’est avec un cœur rempli de bonheur et d’amour que j’écris cette note pour remercier du plus profond de mon cœur  tous les membres de l’association qui depuis mon arrivée ont été d’un soutien moral, financier et  surtout dans tous mes démarches administratives. Je profite pour faire un remerciement spécial pour madame Dominique Medina qui a été d’ un soutien incommensurable pour moi . Je ferai tout pour être à la hauteur de vos espérances. Mohamed Aly LABITA

Carnet de confinement

Arnaud, Lamin, Karim, Cellou, mineurs étrangers isolés en France n’avaient  ni hébergement, ni nourriture quand le confinement a été décrété. Un appel à dons  a permis à notre Association de financer leur logement et leurs repas. Ils font du travail scolaire dans le cadre de différents groupes -en video, audio…- que nous organisons  

Nous remercions, en leurs noms, et au nôtre,  chaque donateur de sa précieuse contribution.

« Bonjour à tous

Je m’adresse à l’Association Solidarité Jeunes Etrangers

Je me nomme Arnaud, je viens de la Côte d’Ivoire. Je vais parler de ma vie de confinement. Je suis à la maison, avec Lamin, un jeune frère de Gambie. Je partage mes journées de confinement avec lui. Le matin, on essaye de faire le sport ensemble ; après le sport je nettoie la maison. Lamin, lui fait la cuisine et après on mange, on fait des petits exercices. Après l’exercice on essaie d’échanger sur la vie actuelle que traverse le monde, surtout la France. On reste à la maison pour notre bien être et pour ne pas avoir d’amende par la police. 

Je remercie beaucoup l’Association Solidarité Jeunes Etrangers pour leur bravoure envers nous les enfants vulnérables. C’est avec joie émotion que j’écris cette note. J’aime la France. Vive la République. Liberté – Egalité – Fraternité

Arnaud D.

« Je m’appelle Lamin. J’écris ce texte sur la maladie de Covid 19. Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir, mais le printemps ne le savait pas. Les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient. Les jeunes devaient étudier en ligne et trouver des occupations à la maison.

 Les gens ont réalisé l’importance de la maladie, la souffrance de ce monde. 

Je tiens à remercier l’Association qui m’a aidé à faire le confinement à la maison. Vive la République. Vive la France. Merci à vous tous.

Lamin D.

Malick DIOP – apprenti en brevet professionnel Les Arts de la Cuisine – Son restaurant est fermé. Il s’est engagé comme bénévole aux «Ravitailleurs », collectif d’acteurs de la restauration “Je voulais être utile, je me sentais solidaire des plus vulnérables alors j’ai trouvé ma place : je prépare des repas qui sont distribués aux plus démunis”

Accesible en téléchargement l’exemplaire complet du “Carnet de confinement”

Refusons que la protection de l’enfance soit sacrifiée dans la lutte contre la pandémie

TRIBUNE parue dans Libération le 23/042020

Par Lyes Louffok, ancien enfant placé et membre du Conseil national de la protection de l’enfance et Anaïs Vrain, juge des enfants, membre du Syndicat de la magistrature — 23 avril 2020 à 06:43

Face au coronavirus, les services de protection de l’enfance, déjà mal en point, ne sont plus en mesure de remplir leur mission d’accompagnement. De toute urgence, il faut bannir les placements à l’hôtel, garantir la continuité des soins ainsi que le repérage des situations de violence.

 Refusons que la protection de l’enfance soit sacrifiée dans la lutte contre la pandémie

Tribune. Monsieur le président, le 16 mars, devant des millions de personnes, vous avez déclaré, avec gravité, que nous étions en guerre. Dans toutes les guerres précédentes, les enfants ont été les grands oubliés. Celle-ci ne fait pas exception. En décidant de ne pas agir pour protéger nos générations futures, vous les sacrifiez. Comme dans l’hôpital public, cette crise pointe cruellement le désengagement de l’Etat à l’égard de ceux, vulnérables parmi les vulnérables, représentant aussi l’avenir de notre pays.

Aujourd’hui, dans les foyers où sont placés des dizaines de milliers d’enfants en danger, les conditions de vie se dégradent jour après jour, mettant encore plus en difficultés ceux qui l’étaient déjà. Dans ce contexte de pandémie, la santé et la sécurité des enfants placés sont gravement compromises par le sureffectif, l’absence de personnel suffisant et de protection sanitaire. Véritable rampe de lancement de l’épidémie, les structures d’accueil explosent, tandis que les familles d’accueil sont abandonnées à leur triste sort. La situation sanitaire associée aux manques de moyens et d’effectifs conduit à opérer un choix radical entre accepter un retour dans leur famille d’enfants placés, au risque de maltraitances pour certains, ou les couper pendant plusieurs semaines de leurs parents, ces décisions étant arrêtées trop souvent sans l’accord du juge des enfants, pourtant seul habilité à les prendre.

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Par ailleurs, des milliers d’enfants relégués à l’hôtel se débattent, seuls, dans des conditions d’hygiène déplorables, dont une partie n’a rien à attendre d’un soutien familial en France, étant arrivés seuls sur le territoire. Cette situation fragilise l’ensemble de ces enfants déjà surexposés aux angoisses de mort, à la terreur et à l’abandon. Pour les enfants suivis à leur domicile, le confinement accentue le huis clos familial difficile, voire violent, et empêche les professionnels d’intervenir chez eux. Véritables poudrières, les services de protection de l’enfance ne sont plus en mesure d’assumer leurs missions premières : évaluer les situations de danger, protéger, soutenir et accompagner.

Partir au combat sans casque

Comment pouvons-nous accepter que nos soldats partent au combat sans casque ? Que des enfants maltraités ne soient plus repérés, ni signalés, ou ne disposent plus d’interlocuteur éducatif pour alerter ? Que des enfants fugueurs se voient refuser l’accès à leur foyer ? Que des enfants handicapés ne soient plus soignés ? Que des enfants souffrant d’addictions n’aient aucun soutien ? Que des parents n’aient pas de quoi nourrir leurs enfants, récupérés dans l’urgence à la suite de la fermeture de structures ? Que les juges des enfants ne soient plus en mesure de tenir des audiences ?

Dans une situation déjà explosive avant la pandémie, la confusion dans laquelle nous plongent les pouvoirs publics ajoute à la maltraitance des enfants, des familles et des professionnels de la protection de l’enfance, tant du champ médico-social que judiciaire. Le confinement, les réponses différentes d’un territoire à l’autre, la marginalisation des droits devant les juges des enfants prévue dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire sont autant d’éléments qui renvoient, encore plus que d’habitude, les enfants à des situations familiales inégales et des niveaux de protection disparates.

La guerre est là, mais elle n’est pas nouvelle. Elle a lieu dans des familles, où chaque jour 200 enfants sont victimes de maltraitances. Dans les tribunaux, où les juges des enfants et les greffiers se battent ardemment pour remplir leur mission avec trop peu de moyens. Dans les services d’Aide sociale à l’enfance et de la Protection judiciaire de la jeunesse, où de nombreux professionnels ne disposent plus du temps nécessaire pour évaluer, accompagner et protéger. Dans les services éducatifs intervenant à domicile, où les listes d’attente ne cessent de s’allonger. Dans les services de soins, centres médico-psychologiques, ou du moins ce qu’il en reste. Dans les foyers d’enfants, où la violence se répète encore. Dans les familles d’accueil, qui ne bénéficient pas de l’accompagnement suffisant. Dans les hôtels, là où meurent des enfants délaissés. Enfin, elle a lieu dans la rue, là où vivent de nombreux anciens enfants placés, mis à la porte d’un système à bout de souffle, le jour de leurs 18 ans. Qu’avez-vous entrepris contre ces guerres, lorsque les associations de protection de l’enfance, les collectifs d’anciens enfants placés et les professionnels de l’enfance vous ont interpellés ces dernières années ?

Si la lutte contre le coronavirus pose des questions inédites à une protection de l’enfance déjà bien mal en point, elle se fait aujourd’hui au détriment du droit de chaque enfant à être protégé, à voir ses besoins fondamentaux satisfaits.

La protection de l’enfance ne se nourrit pas de discours et d’applaudissements. De toute urgence, vous devez fournir les protections sanitaires essentielles, ouvrir de nouveaux lieux pour accueillir les enfants, bannir les placements d’enfants à l’hôtel, rappeler l’interdiction des mises à la rue des enfants placés devenant majeurs, garantir la continuité des soins, assurer le maintien des liens familiaux actés par la justice, garantir le repérage des situations de violence.

Après le confinement, l’heure des comptes

Dès la fin du confinement, nous demanderons des comptes. Les décideurs politiques devront justifier les choix effectués pendant des années, faisant de milliers d’enfants en danger des sacrifiés de la République. Les institutions concourant à la protection de l’enfance devront rendre des comptes sur la manière dont elles se sont assurées de leur mission, avant, pendant et après la pandémie. Elles devront organiser, pour l’avenir, des plans de continuité de l’activité détaillés, élaborés collectivement et coordonnés.

Surtout, il sera urgent de questionner le rôle de l’Etat dans les missions essentielles de protection de l’enfance, d’interroger la compétence actuelle des départements à gérer cette situation, abandonnant à ce jour nos enfants à leur triste sort, dépendants de politiques locales qui ont démontré leur inégalité et souvent leur inefficacité à les protéger et les accompagner dignement, en temps de guerre comme en temps de paix. Monsieur le président, de vos actions futures, de vos choix – notamment budgétaires –, en somme de votre volonté politique, dépend l’intégrité physique et psychique, la vie de milliers d’enfants.

Premiers signataires : Syndicat de la magistrature, SOS Enfants Placés, Syndicat des avocats de France, Fédération nationale des assistants familiaux, La FSU, Françoise Laborde, journaliste écrivaine, Antoine Dulin, Conseil Économique, sociale et environnementale, Michèle Créoff, ancien cadre territorial, membre du Conseil national de la protection de l’enfance, Sylvain Louvet, journaliste, réalisateur du documentaire Enfants placés, les sacrifiés de la République, Dominique Attias, avocate, ancienne vice-bâtonnière du barreau de Paris, Droit au logement, Réseau éducation sans frontières, Fédération Sud éducation, Fédération Sud Santé Sociaux,  SNPESPJJ/FSU, Solidaires Justice, La CGT, Union syndicale Solidaires, SNUASFP/FSU.

La liste complète des signataires

Lyes Louffok ancien enfant placé et membre du Conseil national de la protection de l’enfance Anaïs Vrain juge des enfants, membre du Syndicat de la magistrature

Face au coronavirus, restons chez nous, mais n’oublions pas ceux qui n’ont pas de chez-eux ! »

TRIBUNE – Publié le 20 mars 2020

Deux députés LRM et deux responsables de grands réseaux associatifs alertent, dans une tribune au « Monde », les pouvoirs publics sur l’urgence d’amplifier les mesures destinées aux plus précaires, notamment en ce qui concerne la prolongation d’office des titres de séjour.

Tribune. Le président de la République, dans son allocution du lundi 16 mars, a clairement insisté sur le fait que « pour les plus précaires, pour les plus démunis, pour les personnes isolées, nous ferons en sorte, avec les grandes associations, avec aussi les collectivités locales et leurs services, qu’ils puissent être nourris, protégés, que les services que nous leur devons soient assurés ».

Défi collectif

C’est un impératif majeur. La crise que nous traversons, inédite à tous points de vue, est un défi collectif qui met à l’épreuve également notre capacité à faire vivre la solidarité nationale, en toutes circonstances. Personnes sans-abri, migrantes, accueillies en centres d’hébergement ou encore mineurs isolés résidant dans des hôtels sociaux… La survie de ces populations en dépend totalement !

Fragilisés par la précarité, pour beaucoup, déjà atteints de pathologies chroniques, ce sont des publics particulièrement vulnérables face au virus. Et les mesures de confinement, nécessaires, viennent aggraver leur situation car elles impactent directement les services essentiels apportés quotidiennement à ces personnes par les acteurs associatifs : les professionnels et bénévoles (souvent des retraités) n’étant plus toujours en mesure d’exercer leurs missions régulièrement.

 Lire aussi  « Le coronavirus, c’est la double peine pour les plus pauvres » La fermeture des restaurants et les mesures de confinement vont précariser davantage ceux qui se nourrissent d’invendus et vivent dans la rue et les bidonvilles, où ils courent déjà le risque de contracter le Covid-19, prévient Nicolas Clément, du Secours catholique, dans une tribune au « Monde ».

Si l’annonce de la prolongation de la trêve hivernale des expulsions locatives, du plan hivernal dans l’hébergement d’urgence et le report de la réforme des aides personnalisées au logement (APL) sont trois décisions importantes, nous souhaitons alerter les pouvoirs publics sur la nécessité d’amplifier les mesures destinées aux plus précaires et assurer, sur le terrain, un pilotage de crise en forte coordination avec les acteurs sociaux et associatifs.

S’adapter à la gravité de la situation

Le ralentissement de l’économie et l’activité qu’il peut générer sont aussi une source d’angoisse pour ceux qui sont déjà dans des situations difficiles, les foyers monoparentaux, les travailleurs pauvres en particulier. Le report de l’application des nouvelles règles d’indemnisation du chômage est à cet égard à saluer. Mais nous devons dès à présent aller plus loin et nous adapter à la gravité de la situation.

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C’est pourquoi, afin de pallier le manque en ressources humaines auquel sont aujourd’hui confrontés les acteurs de la solidarité, nous proposons d’étendre aux travailleurs sociaux les mesures prévues pour faciliter l’activité des personnels de santé, en particulier la fourniture de masques et de gants, ainsi qu’une attestation pour pouvoir circuler et l’accès aux modes de gardes exceptionnels mis en place pour leurs enfants.

Rassemblement à l’initiative du Collectif de mineurs du 92

Ils savaient en traversant la Méditerranée au risque d’y perdre la vie qu’il leur faudrait encore et encore se battre, tout simplement parce qu’ici, en France, pays des droits de l’Homme, qui s’enorgueillit d’une devise affichant trois mots que l’on voudrait universels ils ne sont tout simplement pas accueillis et protégés comme le veut la LOI.
Alors ils ne se découragent pas ils vont à l’école ils obtiennent des diplômes, ils travaillent et ont décidé de continuer à se battre pour que leurs droits soient respectés.
samedi 22 février, 150 jeunes se sont réunis à l’appel du Collectif de mineurs du 92, à l’Espace Social des Grésillons de Gennevilliers.

Ils sont déterminés et peuvent compter sur le soutien de notre Collectif pour que leurs actions, toujours conduites de leur coté dans le respect des lois républicaines, soient visibles.

Le Collectif des Mineurs du 92

Défi de solidarité

Hébergement solidaire – Éducation solidaire – Accompagnement solidaire… De nombreux citoyens décident chaque jour, chacun à leur mesure, de relever le défi de solidarité. Ce sont ces actions du quotidien en faveur des mineurs isolés étrangers pour que ces jeunes ne restent pas seuls à errer dans la ville, que nous présentent :

– un récent documentaire, Caroline Darroquy et Anne Richard en replay sur le site de France 2 jusqu’au 14/02 : https://www.france.tv/france-2/infrarouge/1143295-defi-de-solidarite.html

– l’émission radio agora avec le témoignage de Moussa et de l’un des membres de notre association, Hervé Lecomte, porte-parole du Collectif RESF-Mie

Concours d’éloquence

 

Nos 2 équipes ont pris la parole !

“Enfants d’avant”  Harouna – Boubacar – Victor

 “Enfant d’Après”  Moustapha – Assa – Dominique

Nous avons participé au concours d’Eloquence organisé par :

  • le Barreau des Hauts de Seine
  • la Direction Académique des Hauts de Seine
  • le Tribunal de Grande Instance de Nanterre
  • la Ville de Nanterre
  • la Protection Judiciaire de la Jeunesse
  • la Fédération des Espaces Santé Jeunes

C’était le 20 novembre, à l’auditorium du Lycée René Auffray,  pour célébrer les 30 ans de la Convention Internationale des DROITS de l’ENFANT

L’Equipe “Enfant d’Après”  Moustapha – Assa – Dominique

a reçu le prix de l’équipe la plus solidaire

Les Membres du Jury :

  • Madame Catherine Pautrat, Présidente du TGI de Nanterre
  • Madame Catherine Denis, Procureur du TGI de Nanterre
  • Monsieur Vincent Maurel, Bâtonnier des Hauts de Seine
  • Monsieur Abdelaziz Boubker, Directeur territorial de la PJJ 92
  • Monsieur Arnaud Lopez, Directeur des Solidarités Territoriales au Conseil Départemental des Hauts de Seine
  • Monsieur Salvatore Carubia, Proviseur au Lycée René Auffray de Clichy
  • Monsieur Julien Menielle, journaliste vidéaste et créateur de la chaîne youtube “dans ton corps”
  • Monsieur Christophe Collet, journaliste de presse multimedia, rédacteur en chef de magazine de jeux videos
  • Monsieur Timoko Barabas, 17 ans, auteur de l’illustration de l’affiche

“Enfants d’avant”  Harouna – Boubacar – Victor

  a reçu le prix de l’équipe la plus émouvante

Et avec la participation, aux ateliers d’écriture de :

Abdoulaye – Daouda – Henri – Ibrahima  -Karamoko – Saïbo – Salimou – Saliou – Salomé – Siaka – Souleymane –  Youssouf  

Noël 2019 – Adhérez à notre association !

Et voilà enfin, alors que Noël approche, notre campagne d’adhésion 2019-2020 !

Si vous souhaitez adhérer en ligne, c’est maintenant possible via le site helloasso :

https://www.helloasso.com/associations/sje92/adhesions/adhesion-2019

  • L’adhésion de base est à 10€,
  • mais il existe un tarif jeune apprenti : 5€
  • pour les jeunes sans revenus, l’adhésion est gratuite
  • si vous souhaitez nous soutenir avec un don plus important, adhérez comme membre bienfaiteur !

Merci à vous pour vos adhésions qui donnent de la force à l’association !